Du Nouveau sur les Dinos

Écrit par Julien le . Publié dans Blog

illus-article-paleo

Il existe de nouveaux arguments en faveur de l’efficacité de la locomotion des sauropodes : ces géants pouvaient progresser sur des sols mous. L’équipe de Jean-Paul Billon-Bruyat a découvert des empreintes de pieds de plus de un mètre de diamètre à Courtedoux, dans un environnement proche de celui des Bahamas, mais daté du Jurassique supérieur. Le cliché ci-dessous montre une empreinte de pied de sauropode découverte par l’équipe de Jean-Paul Billon-Bruyat à Courtedoux, dans les couches géologiques du Jurassique supérieur du Jura suisse.

Avec plus de six mètres de hauteur à la hanche, ces très grands sauropodes n’hésitaient pas à s’aventurer sur les « plages ». La trace du « pied » est de forme circulaire, ce qui montre que ce très grand sauropode était plantigrade pour les pattes postérieures. En revanche, la trace de la « main » (au premier plan) est en forme de demi-lune, ce qui indique que l’animal était davantage digitigrade pour les pattes antérieures. À l’avant des empreintes, des bourrelets se sont formés par expulsion de la boue carbonatée de l’époque qui s’est transformée en calcaire..

Cette découverte a eu lieu dans le Jura suisse, sur le site de Courtedoux, déjà riche en traces de dinosaures. L’empreinte mise au jour a une forme qui n’a jamais encore été répertoriée : au lieu d’être allongée, elle s’inscrit ici dans un carré. Une différence subtile qui excite considérablement les paléontologues, au point de provoquer le déplacement de la référence mondiale sur le sujet, le professeur britannique Martin Lockley (Université du Colorado). Et pour cause : il pourrait bel et bien s’agir d’un nouvel ichnogenre, une nouvelle trace. Et qui dit nouvelle trace, dit parfois nouvelle espèce, voire même nouveau genre ! La recherche ne fait que débuter..

 

Publication dans Schweizer Familie 32 / 2011

Dossier Look At Science